Les arts sous Napoléon III conférence

Cette période de faste où Paris se reconstruit voir le jour des Grands Boulevards et de l'Opéra Garnier. Les fastes de l'Empire que l'on voit au travers de ses bals et des grands dames qui les fréquentent reflètent l'ambition sociale de l'empereur.  Nous analyserons les arts de cette époque fastueuse  tant sous le regard classique que celui de la modernité.

UNE VILLE EN CONSTRUCTION

En 1853, Paris est en grand travaux. Haussmann vient d'être nommé préfet de la Seine et a pour charge d'assainir la capitale. Aussi, adjoint-il les villages limitrophes au cœur de Paris pour passer de 11 arrondissements à 20. Dans un vaste projet d'urbanisme, il dessine des boulevards larges bordés d'arbres et prévoit tout un mobilier urbain. Ainsi, les colonnes Morris, les fontaines Wallace, les grilles des pieds de platanes, voient le jour. Des immeubles élégants en pierre de taille bordent de magnifiques avenues en vue de faire de nouveaux logements bourgeois. On trouve aussi des réverbères et de magnifiques balcons qui dessinent les étages nobles au second et quatrième étage des immeubles. Les peintres Pissaro ou Caillebotte ont peint à merveille ces transformations.

UNE VILLE DE SPECTACLES

Un des édifices emblématiques de cette époque est l'Opéra Garnier. Ce bâtiment correspond à un tour de force architectural. En effet, Garnier doit fonder son bâtiment sur un endroit dominé par une grand nappe phréatique. D'autres théâtres sont fondés à la même époque. Le théâtre impérial ou celui de la Gaité lyrique voient des personnalités telles que la Païva, la belle Otéro ou la comtesse de Castiglione qui dominent désormais le Tout-Paris par leur beauté et leurs frasques. Il faut dire que l'heure est à l'argent, à l'industrie, aux trésors des colonies et aux femmes.

DES LIEUX OU RECEVOIR

Si Napoléon III reste fidèle aux décors médiévaux, Eugénie affiche son amour immodéré pour le goût de Marie Antoinette. Ainsi, l'empereur fait reconstruire Pierrefonds dans le genre médiéval en se confiant au talent de Viollet-le-Duc. En revanche, Eugénie dote les palais de Compiègne et de saint-Cloud de meubles XVIIIe siècle dans le goût de Marie-Antoinette. Trois meubles apparaissent dans le répertoire décoratif. Le premier est la borne qui trône dans les salons du duc de Morny. Le second est l'indiscret que l'on retrouve à Compiègne. Enfin, le troisième est le résultat du goût de l'impératrice Eugénie, la chaise dite « chiavari ».

UN ART AU SERVICE DES FASTES DE L'ETAT

Deux sculpteurs sont à retenir pour cette période. Le premier est Jean-Baptiste Carpeaux qui réalise le portrait du prince Eugène, unique fils du couple impérial. Il crée aussi La Danse, groupe de sculpture destiné à la façade de l'opéra. Cette sculpture magnifique, réaliste et dynamique lui vaudra de nombreuses critiques car on considérera qu'elle manque de pudeur.

Le second sculpteur a dévoué sa carrière à la quasi exclusivité de la sculpture décorative. C'est le cas de Carrier-Belleuse.

DU DICTAT DE L’ACADÉMIE A L'EXPOSITION DE 1863

L'Académie qui réglementait les formes et les canons depuis plus d'un siècle est réformée par le comte de Nieuwekerke. Ce dernier veut développer l'offre et la qualité de la production artistique de la capitale. Ainsi, les Vénus de Cabanel ou de Bouguereau plaisent à un large public pour leur beauté nacrée et leur canon antique parfait. Mais lorsqu'en 1863, Manet présente la Victoria, la coupe est pleine, le Salon refuse la toile.....

Pour les groupes: conférence disponible dans vos locaux à l'heure et au jour de votre choix. Renseignements: 01 42 80 01 54

Pour les individuels: pas de conférence prévue pour le moment

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