Vienne 1900 conférence projection

Vienne 1900 conférence projection

Stefan Sweig décrit très bien dans Le monde d'hier les souvenirs qu'il garde de l'Europe en 1900. C'était une époque où la liberté de penser était intacte. Et pourtant, le tout puissant empereur François Joseph apparaissait comme un homme autoritaire gouvernant un immense empire à la constitution immuable. Paradoxalement, il laissait les artistes s'exprimer. Il favorisait même l'enseignement des Beaux-Arts. Ainsi, en créant la Ringstrasse, un immense boulevard circulaire autour de Vienne, il ouvrait la voie à de nombreuses constructions. Palais, écoles, institutions et immeubles nouveaux sortaient de terre à une cadence vertigineuse. Mais le Parlement néo-grec ou l'hôtel de Ville néo-gothique ne suffisaient pas aux créateurs. Il leur fallait des matériaux nouveaux, des lignes nouvelles.

A l'école des Beaux-Arts où l'on enseigne également les arts et métiers, apparaît un mouvement qu'on appellera Sécession. Il devenait le frère viennois du Salon des Refusés de Paris. Les artistes prônaient un art nouveau mais aussi une révolte contre l'ordre établi, celui du père, celui de l'empereur. Alors que Sissi noyait sa solitude intérieure dans les hôtels de Suisse, Freud se préoccupait de l'inconscient et de l'hystérie.

Dans les locaux du mouvement Sécession, on pouvait voir des artistes comme Klimt, Koloman Moser, Carl Moll et Alfred Roller. La majorité s'appuient sur les théories esthétiques de John Ruskin qui proclame qu'une esthétique de qualité est un facteur essentiel pour l'équilibre d'une société. Mais quitte à changer la société par les arts, autant créer un art total. Ainsi, l'esthétique nouvelle du mouvement touchait à la fois la peinture, la sculpture, l'architecture, le mobilier et les arts décoratifs.

Otto Wagner est le premier architecte à créer des immeubles aux lignes épurées. En 1902, il réalise la Caisse d’Épargne, puis un asile d'aliénés. Mais pour entreprendre ces oeuvres dans leur globalité, il fait appel à Koloman Moser pour les vitraux et Remigius Geyling pour les mosaïques. Les lignes sont pures, les espaces fonctionnels. Le seul décor réside justement dans le travail de mosaïque et des vitraux. Ce sera aussi le cas de la maison Majolika qu'il réalise en 1902. Adolf Loos et Josef Hoffmann suivront ses traces. Pour le décorer la salle à manger du palais Stoclet à Bruxelles, Hoffmann fera appel à Gustave Klimt qui couvre les murs d'arabesques dorées pour désigner l'arbre de vie. Ce même artiste décorera en 1902 le palais de la Sécession. La fameuse frise Beethoven vous sera présentée également.

Les arts mineurs, le mobilier, l’orfèvrerie s'inviteront également dans le mouvement Sécession. Nous les analyserons, ainsi que l'art des artistes Egon Schiele ou Oskar Kokoscka

Pour les groupes Conférence projection d'1h15 environ. A toute heure dans vos locaux: renseignements au 01 42 80 01 54.

Pour les individuels: Conférence à Chanac, à la bibliothèque, le samedi 9 septembre 2017 à 17h00

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