Visite de la basilique saint Denis

Visite  de la basilique Saint Denis: ce joyau de l'art gothique abrite le plus grand ensemble de gisants des rois de France, un panthéon complet dans un écrin gothique, une visite architecturale de tout premier ordre accompagnée d'une découverte de l'histoire de France des premiers Capétiens à la Révolution Française.

On sait que Saint Denis subit son martyre sur la colline de Montmartre et que la légende raconte qu'il transporta sa tête et mourut dans un endroit inconnu. En 465 Sainte Geneviève découvre miraculeusement l'endroit où il est enterré et décide de faire construire une église qui deviendra bientôt un grand lieu de pélerinage. Dagobert puis Pépin le Bref y construisent une abbatiale au VIIe siècle et commencent à la doter de trésors remarquables dont certains demeurent encore dans les collections du musée du Louvre, formant ce qu'on appellera plus tard le Trésor de Saint Denis.

La destinée de cet établissement change lorsque l'abbé Suger, ministre de l'infortuné Louis VII décide en 1135 d'en faire une église gothique de grande envergure pouvant abriter une sorte de panthéon des rois capétiens, installé autour de la tombe du grand saint.

Suger conçoit d'abord une nouvelle crypte, qui englobe les tombes carolingiennes, donnant au chevet de solides fondations. Il élabore ensuite avec de talentueux architectes, une nef gothique qui fait la part belle aux fenêtres hautes afin de donner la lumière sur cet ensemble aux volumes amples et généreux.

L'élévation a trois niveaux est d'une remarquable harmonie, avec ses arcades brisées dans la partie basse, son triforium ajouré qui laisse filtrer la lumière à travers des vitraux, et ses fenêtres hautes dotées de lancettes colorées surmontées de trois roses.

L'espace nouveau ouvre la voie aux grandes constructions gothiques qui seront les fleurons de l'Ile-de-France, à savoir Chartres, Laon, Noyon, Reims, Amiens et Paris.

Le déambulatoire, quant à lui, est doté de chapelles rayonnantes dans la tradition romane, mais chacune d'elles possède une telle lumière que l'on peut désormais contempler à loisir les vitraux et profiter de la lumière pour se recueillir sur les gisants des Capétiens.

A commencer par Childebert, Clovis, Robert d'Artois, Blanche et Jean de France. Leur visage est idéalisé et leurs traits purs, mais leur analyse nous plonge dans ce qu'ils ont laissé sur terre et dans l'histoire de France: des règnes éphémères ou très longs, des guerres et des traités de paix, des mariages heureux ou malheureux, des descendances. Les premiers Capétiens construisent la France par le biais des mariages et des alliances qui élaborent son territoire.

Plus évolués, les grands tombeaux d'Henri II et Catherine de Médicis et de Louis XII et Anne de Bretagne, sont conçus comme des architectures autonomes munies de colonnes et de puttis, repertoire typiquement Renaissance. Mais la nouveauté est la double représentation du couple régnant en train de prier à genoux au-dessus, et gisant nu, en dessous, dans un réalisme saisissant.

Dans la crypte enfin, les tombes des derniers Capétiens ne sont que les souvenirs de ce que les révolutionnaires ont bien voulu nous laisser: des cénotaphes et des plaques historiques. Le plus émouvant est sans doute ce petit bout de coeur qui est celui de Louis XVII, enfant martyre qui laisse à la France une confiance qu'elle n'a pas su lui donner.

On sort de cette visite grandi et réconcilé avec son pays. D'abord parce qu'on connait un peu mieux l'histoire de France et ensuite parce qu'on sait désormais comment la France s'est construite.

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