Visiter l’exposition Gauguin l’alchimiste

Visiter l'exposition Gauguin l'alchimiste. Cette exposition nous révèlera des toiles méconnues de Gauguin, ainsi que des dessins, gravures et sculptures. Ses paysages en aplat, ses couleurs pures si personnelles crée une alchimie particulière. Elle lui permet d'exprimer des thèmes récurrents tels que le sens du sacré, les origines de l'homme, le mystère féminin et l'adoration de la nature.

Gauguin né en 1848, ne passera pas son enfance à Paris. Le père contraint de s'exiler au Pérou à cause de ses opinions politiques, y emmène son épouse et ses deux enfants. Mais il meurt en cours de route. Gauguin passera dans ce pays lointain les 4 premières années de sa vie et reviendra en France. Les désirs d'ailleurs, il l'exprime lorsqu'il décide d'arrêter ses études au collège d'Orléans pour entrer dans la marine marchande. Il y reste 5 ans. Puis il échoue à Paris en 1871, rencontre une danoise, Mette, qu'il épouse et emmène à Rouen. Gauguin est alors agent de change, métier matérialiste et fatiguant, qui pousse déjà le peintre à se réfugier dans la peinture.

Par la suite, Gauguin séparé de Mette et éloigné de ses enfants se retrouve en Bretagne, à Pont-Avent. Il y fait une rencontre fondamentale, Paul Sérusier. Ce dernier réalise un petit panneau de bois représentant un paysage de couleurs pures. C'est le talisman précieuse déclaration d'amour à la couleur. Cette dernière deviendra la reine des toiles de Gauguin.

L'expérience de Pont-Aven le marque à jamais. Il représente des scènes bretonnes qui dévoilent son attrait pour le mystère des folklores. Il s'adonne aussi à la céramique. Plus tard, il fera de la gravure. Persuadé qu'il peut vivre de son art, il décide de devenir peintre et se sent investi d'une mission. En cela, il est le double de Van Gogh. Les deux artistes décident de créer "un atelier du midi" à Arles mais l'affaire tourne mal et Gauguin revient à Paris, en 1890.

Le mal urbain et le désir d'ailleurs envahit l'esprit de notre peintre. Sa haine du bourgeois et de l'apprêt capitaliste qu'il tient sans doute de son père, le taraude de manière insupportable. La messe est dite, il partira pour toujours. Le choix se porte sur Tahiti. Investi d'une mission imprécise par le gouvernement français, il s'installe à Papete. Les premières années sont grisantes. La végétation, l'abondance de couleurs l'amènent à éclaircir sa palette et éclater les couleurs. L'alchimie recommence. Des verts printemps et des orangés, des violines claires nuancées de parme sont des couleurs qu'on ne trouve nul part. Certainement pas dans les toiles parisiennes.

Enfin, le folklore sacré et les croyances des tahitiens le fascinent. Gauguin participent à leurs croyances et y trouve sans doute une réponse à ses questions. Qui sommes-nous, d'où venons-nous, où allons-nous. Les jeunes femmes aux visages bruns ont des yeux rêveurs et des regards alanguis. Elles rêvent d'amour et de volupté en cueillant des fleurs et des fruits. Chaque plans dessinés par Gauguin mettent en valeur des plantes et des arbres. La perspective n'est qu'une invention occidentale, elle n'apporte rien à l'émotion. Seule la couleur peut traduire le sentiment, autre alchimie qui résulte des méandres de l'âme humaine....

Pour les groupes: Exposition au Grand Palais du 11 octobre au 22 janvier 2018. Disponible tous les jours de 10h à 20h. Renseignements au 01 42 80 01 54

Pour les individuels, Lundi 23 Octobre à 13h30.

Rendez vous au pied des marches de la grande fontaine

Pré réservation au 01 42 80 01 54

Vous aimerez aussi la conférence projection préparatoire: : http://www.europexplo.fr/paul-gauguin-conference-projection/

Aller à la barre d’outils