Exposition Toutankhamon à la Grande halle de la Villette

Exposition Toutankhamon à la Grande Halle de la Villette. Cette exposition exceptionnelle réunit 150 objets provenant de la tombe et des collections égyptiennes. Nous découvrirons en même temps une soixantaine de pièces qui n'ont jamais quitté l’Égypte tels le cercueil miniature ou le naos en bois doré, une spectaculaire statue à taille réelle du souverain ainsi qu'une très belle collection de bijoux en or...

Lorsqu'Howard Carter découvre la tombe de Toutankhamon en 1922, il ne s'attendait pas à trouver un si grand trésor. En effet, ce jeune roi mort dans des circonstances inconnues à l'âge de 19 ans avait été occulté et caché par ses successeurs pour des raisons politiques. Aussi, la tombe cachée que les voleurs ne trouvèrent jamais, resta intacte. Plusieurs pièces en enfilade contenaient une quantité d'objets en bois et en or, statues, naos, bijoux, jusqu'aux sandales en or du souverain éphémère. Aujourd'hui en excellent état de conservation, elles nous seront présentées dans l'exposition.

Howard Carter installa de suite une cellule de sauvetage et un laboratoire dans la tombe voisine de Sethi Ier et entreprit de retirer les pièces du tombeau pour les montrer au grand public. Il lui faudra 10 années pour extraire près de 5400 objets, statues, bijoux y compris près de 22 armoires de bois qui figuraient les naos. De suite, la question d'appropriation d’œuvres d'art se posa. Tout d'abord, Gaston Maspero en charge depuis 1902, du comité scientifique français des fouilles, a pris les devants en rappelant qu'elles doivent aussi être ouvertes aux archéologues égyptiens. Mais ces derniers manquent d'institution à leur service et ce sont les Anglais, Français et Allemands qui se partagent les zones de fouilles.

Avec le retrait progressif des colons, les Égyptiens prennent conscience de la valeur de leur patrimoine et des répercussions qu'il pourrait avoir sur son économie touristique. Ainsi depuis plusieurs années déjà, l’Égypte, et de nombreux autres pays africains ou européens, réclament la restitution des objets acquis irrégulièrement dans le cadre des conquêtes coloniales. Dans ce cadre, la Grèce réclame la frise du Parthénon à Londres, l’Égypte, la tête de Néfertiti à Berlin et  le zodiaque de Denderah à Paris. Pour exemple, ce dernier a été volé par le général Lelorrain aux Anglais qui l'avaient eux-mêmes dérobé pendant les campagnes d’Égypte.

Depuis des années, Zahi Hawass, le puissant chef des Antiquités égyptiennes au Caire mène une campagne pour la restitution des trésors d’Égypte. Ainsi, récemment, il a obtenu la restitution par le Louvre de fresques égyptiennes achetées en vente après avoir prouvé qu'elles avaient été volées par le vendeur. Dans ce cadre, on peut se demander si cet éminent archéologue ne saisit pas au vol l'intérêt des Européens pour l'archéologie pour hisser son pays au-devant de la scène internationale. Entendu récemment par le président Macron, comme de nombreux chefs d’État Africains, il pourrait se réjouir de voir son dessein s'accomplir.

Depuis la prise de conscience des pays spoliés, de l'intérêt des Européens pour leur production artistique, les objets d'art sont devenus de vrais instruments diplomatiques.  Il ne s'agit pas que de simple restitution symbolique à titre de pacte d'amitié. Pour exemple, la restitution à la France par Edmund Kohl de la cassolette de Marie-Antoinette volée à Versailles par Goering. Il s'agit de véritable acte de reconnaissance de vol qui peuvent offrir une base de nouvelles relations entre le Nord et le Sud.

Ce sont ces quêtes qui ont longtemps empêché de connaître le contenu exact de cette exposition où l'on ne savait pas  ce que l’Égypte était en mesure de prêter ou pas, à la France d'une part, aux États-Unis ensuite. Pourtant l'exposition connaît un succès fou à Los Angeles, et après Paris, elle s'installera en Corée du Sud.

Notons cependant que sur l'autre plateau de la balance, cette exposition magistrale permettra de réunir les fonds manquants pour construire le Grand Musée Egyptien de Guizeh dont les coûts sont estimés à 1 milliard de dollars.

 

Pour les individuels: dates de visites guidées au prix de  36 €  Vous bénéficiez d'un billet au tarif groupe 20 € + audiophone obligatoire  2 € + conférencière 14 €. Tout est pris en charge, pas de queue, pas de frais internet de billets et une présentation pertinente.

visite les 2 Avril 16h00, réservation 01 42 80 01 54 complet

le 15 Avril 14h30 (complet),

le 17 Avril 14h00 (complet)

Les 4, 7 et 16 mai complet

Le 4 juin 14h00 réservation 01 42 80 01 54 Complet

Le 19 Juin 16h30 réservations 01 42 80 01 54 Complet

Pour les groupes: les réservations sont ouvertes depuis le 18 Décembre 2018.

 

 

 

 

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